Ils ont parlé de nous

Article paru le Samedi 3 mai 2014 dans Midi Libre à l'occasion de la journée mondiale du rire.

Photographe: ED KUIPER.

 

Les Piqués du nez mettent la fraternité en vedette

Samedi 25 avril, le foyer municipal accueillait les Piqués du nez pour leur spectacle "Comme un cheveu sur la soupe".

Les spectateurs, bloqués au rez-de-chaussée du foyer, attendaient l'arrivée de la comédienne, qui surgissait de la rue, et tout de suite, les emmenait dans son monde, créant immédiatement l'atmosphère.

Pris à parti, utilisés, rendus complices, ils lui ont emboîté le pas et regagné leurs places. En un peu plus d'une heure, Julietta, le personnage incarné par Myriam Andréoletti, à grand renfort d'onomatopées, d'exclamations, d'apostrophes, et de gesticulations, a emporté petits et grands dans son monde.

Bien sûr, les degrés de lecture ont été différents. Les petits participant avec entrain, ont bien ri aux démêlés de Julietta avec les objets, les adultes, eux ont, grâce aussi à la bande son, bien compris que Julietta dénonçait un monde bien dur, où la fraternité ne semble être qu'un mot sur le fronton des mairies, et où la soupe ne se partage plus. Samedi soir, tous ont savouré celle de Julietta.

Midilibre Samedi 2 mai 2009

Clown Samedi, Julietta sert sa soupe à Fontanès

Depuis la rue, arrive une drôle de clowne... Etonnamment ronde dans son vieux manteau... Elle tire un chariotd'où élergent quelques poirreaux et fanes de carottes.

D'un coup d'oeil, la méprise s'ionstalle : toutes ces personnes (le public !) qui attendent devant la porte doivent être des réfugiés. Les pauvres ! Ils ont faim. Ni une, ni deux, elle va leur faire une soupe bien chaude...

Le spectacle, avec Myriam Andreoletti, alias Julietta, coécrit avec Bertil Sylvander du Bataclown peut commencer...

Il sera donné samedi 2 février, à 20h30, au foyer de Fontanès (1).

Tout en grave légèreté, Julietta, avec son coté "fleur au fusil", sa générosité, sa fantaisie délirante, va transporter le public entre rêve et réalité. Dans "Comme un cheveu sur la soupe, on parle de l'exil, de la guerre mais aussi de la joie de vivre, du bonheur de partager un grand numéro de cirque fantasque.

Sous les traits colorés de Julietta une clowne que les habitants de Cannes-et-Clairan connaissent bien, sont abordés les thèmes de l'exil, des réfugiés, de la soupe populaire.

Après son passage dans le Gard, Julietta-Myriam Andréoletti partira sur les routes de la région pour des représentations dans l'aude, à Limoux et Carcassonne, puis dans le Lot-et-Garonne à Agen.

(1) "Comme un cheveu sur la soupe", samedi 2 février à 20h30, au foyer de Fontanès. Spectacle destiné à tout public à partir de 7 ans. Durée : une heure dix. Contact : compagnie Les Piqués du Nez 06 76 21 14 59 lespiques.dunez@yahoo.fr.

Midi Libre : Garrigues - Cévennes


Ce clown fait la soupe pour ses spectateurs

Ca commence dans une cuisine : Myriam Andreoletti, clown et comédienne gardoise, écoute la radio en préparant le repas de ses enfants. Et ça lui donnne une idée de spectacle : Comme un cheveu sur la soupe où elle prépare, sur scène, une vraie soupe de légumes qu'elle offre a upublic. Vendredi 16 et Samedi 17 au théatre de la Plume.

"je suis vraiment touchée par les informations que j'entends à la radio. En particulier par le problème des réfugiés des différentes guerres qui ont faim et qui fuient la misère. J'ai eu envie de traiter ce sujet grave mais en restant clown : le clown dédramatise. L'humour sert à supporter la dureté du monde."

Le personnage qu'elle a crée pour ce spectacle est inspiré par celui de Giuletta Lasina dans le film de Fellini, La Strada. Elle a aussi pensé à Charlot, qui dans La ruée vers l'or, n'a rien à manger : il fait cuire ses chaussures et suceses lacets comme des os de poulet. "Le spectacle est drôle mais je ne suis pas dans la dérision. Je préfère la naïveté du clown qui met ;es pieds dans le plat. Mais je ne donne pas de leçon." Carottes, poireaux, pommes de terre, marmitte et réchaud à gaz sont sur la scène : elle épluche et joue en même temps. Enfermée dans sa cuisine, la radio est pour elle une fenêtre ouverte sur le monde. Elle imagine ceux qui quittent leur pays, la faim au ventre. La soupe mijote le temps du spectacle. A la fin, elle est cuite à point et les spectateurs, réfugiés imaginaires, la dégustent.

Ghislaine Arba-Laffont pour la  Gazette n° 978 Mars 2007